Enter your keyword

Recrutement : on a les collaborateurs qu’on mérite !

Recrutement : on a les collaborateurs qu’on mérite !

Chasseur de tête à Nice et Paris

En tant que chasseur de tête, j’ai rencontré un chef d’entreprise qui se plaint régulièrement de ses collaborateurs directs, y compris ceux qui ont rejoint son entreprise depuis peu.

« On est nul en recrutement ! » assène-t-il à son Directeur des Ressources Humaines.

Je me dis que ce patron a raison : l’entreprise n’aurait pas dû le recruter !

On a l’entourage qu’on mérite, on a toujours les collaborateurs qu’on mérite, surtout quand on est à la tête de son entreprise depuis des années, comme c’est le cas de ce dirigeant.

Mon expérience m’a appris que, s’il est souvent difficile de bien recruter, il ne sert à rien de réussir ses recrutements si on ne sait pas faire grandir les membres de son équipe et grandir avec eux.

Entre parenthèses, voilà pourquoi j’ai choisi d’être à la fois chasseur de tête ET consultant en management.

En l’occurrence, ce chef d’entreprise est très fort pour « vendre » son entreprise lors des entretiens de recrutement. Dès le premier contact, les candidats sont convaincus de l’attractivité du poste, de la société, de son environnement et des valeurs qui sont véhiculées. C’est après que ça se gâte…

Dans cette entreprise, les nouveaux collaborateurs découvrent rapidement que les codes de communication et le style de management en vigueur ne sont pas aussi efficaces que leurs entretiens de recrutement leur avaient laisser espérer.

Ils découvrent par exemple que les salariés qu’ils sont censés manager n’ont été informés de leur arrivée qu’au dernier moment ou qu’ils ont compris ce qu’il se passait en tombant par hasard sur l’offre d’emploi…

Les cadres expérimentés qui rejoignent cette PME constatent que la parole n’est pas aussi libre que prévu. D’ailleurs, les seules occasions où ils peuvent se réunir avec l’ensemble de leurs collègues sont réservées à la définition du budget ou aux situations de crise, ce qui revient un peu au même. Les rares initiatives sont tuées dans l’oeuf ou, si elles se révèlent un succès, la direction se les approprie.

Bref, au final, la majorité des cadres du siège de cette entreprise rasent les murs. Ils travaillent dans la peur de mal faire, de mal dire et attendent des jours meilleurs. Alors oui, leur patron peut regretter de payer autant ses cadres pour un résultat global si décevant.

Mais que deviendraient ces mêmes cadres dans un environnement différent ?

Que se passerait-il si ces professionnels évoluaient dans un écosystème qui favorise le développement de leurs performances individuelles et collectives ?

« L’art le plus difficile n’est pas de choisir les Hommes mais de donner aux Hommes qu’on a choisis toute la valeur qu’ils peuvent avoir »

Napoléon Bonaparte

Beaucoup d’entreprises voient leurs meilleurs collaborateurs partir parce qu’elles ne leur ont pas permis de prendre l’ampleur à laquelle ils aspirent. Parfois pour des raisons économiques mais pas seulement.

Par exemple, un grand nombre de décideurs estiment encore aujourd’hui que, s’ils font le bon recrutement (avec ou sans chasseur de tête), alors tout ira bien ! L’équipe, l’activité voire l’entreprise toute entière ne peut que bien se porter avec un profil comme celui-là !!

Une manière bien utile de se dédouaner de toute responsabilité de manager. Car, une fois qu’un manager a recruté la perle rare, ce qui compte, c’est sa capacité à offrir à son collaborateur (h/f) un espace de développement qui lui permet de révéler tout son potentiel.

Autrement dit, ce qui fait la valeur d’un recrutement a bien plus à voir avec la capacité de l’entreprise à faire grandir sa nouvelle recrue et à grandir avec elle qu’avec les qualités intrinsèques de la personne embauchée (voir mes articles sur le coaching managérial).

Trouvez-moi un autre chasseur de tête !

Paradoxalement, je constate que plus les entreprises sont tatillonnes sur l’expérience, la formation, le « profil de personnalité » de leurs futurs collaborateurs, justifiant l’utilisation de tests psycho-techniques et un processus de recrutement souvent interminable, plus elles se révèlent incapables d’accompagner ces mêmes profils dans le développement de leur excellence.

A l’opposé, les entreprises qui offrent le plus à leurs salariés des environnements favorables à leur développement professionnel et personnel se focalisent davantage sur le potentiel de leurs futurs collaborateurs et plus précisément sur les interactions qui pourraient se créer entre les candidats  qu’elles rencontrent et les salariés déjà en place.

A l’écoute de ce qui émerge dès leur premier contact avec les candidats, elles laissent également plus de place à leur intuition et adaptent leur processus de recrutement en conséquence.

Même en période de ralentissement économique où il peut sembler plus facile de trouver les talents dont elle a besoin (ce qui reste à vérifier) et où les cadres, une fois en place, sont moins disposés à partir (ce qui est vrai), une entreprise qui néglige l’accompagnement de ses recrues doit s’attendre à de sérieuses difficultés à terme.

Si ses cadres ont la sensation que leur entreprise ne leur permet pas d’apprendre et de révéler leur potentiel, la plupart partiront tôt ou tard.

Resteront ceux qui s’habituent à la médiocrité. Certains d’entre eux espéreront toujours un sursaut, une évolution positive mais sans vraiment y croire, en se disant qu’ils ont déjà de la chance d’avoir un travail. Et feront tout pour le sauvegarder.

TOUT, y compris jouer la partition attendue par le chef d’entreprise qui pense que tous ses collaborateurs sont incompétents.

Je crois qu’on a les amis qu’on mérite.

Je crois qu’on a les clients, les fournisseurs et les collaborateurs qu’on mérite.

 


A la fois chasseur de tête et consultant en management depuis 1997, j’accompagne les dirigeants et leurs collaborateurs dans les temps forts de leur évolution.

Pour en savoir plus :

> Vous souhaitez recruter la perle rare

> Vous souhaitez déplacer des montagnes

No Comments

Post a Comment

Your email address will not be published.